Robbe De Geyter a posé les jalons de sa carrière d’ingénieur au cours de ses études, et plus précisément dans un bureau d’ingénierie spécialisé dans les petits projets de construction résidentielle. Après avoir décroché son diplôme d’ingénieur industriel en construction, il a contribué au développement de ce même bureau. Jusqu’à ce que, 6 ans plus tard, B2Ai architects lui offre un poste de chef de département en raison de ses qualités de leadership et de son approche orientée vers les solutions. En l’espace de 3 ans, il est parvenu à ancrer l’ingénierie structurale au sein des trois bureaux B2Ai.
Trois équipes intégrées
« L’équipe d’ingénierie de B2Ai à Roulers constituait une excellente base pour intégrer deux nouvelles équipes dans nos ateliers de Gand et Bruxelles », commence Robbe. « Nous comptons aujourd’hui 8 collaborateurs au total. Ensemble, nous pouvons présenter un vaste portfolio de logements, écoles, bureaux, résidences et bâtiments commerciaux. Pour tous ces projets, nous travaillons en étroite synergie avec nos départements d’architecture, d’intérieur et d’urbanisme, mais, en parallèle, notre équipe d’ingénierie structurale propose également ses services en tant que département indépendant aux entrepreneurs, maîtres d’ouvrage et autres architectes. »
Offrir une garantie structurale
En quoi consiste essentiellement le travail du département d’ingénierie des structures ? « Nous calculons la stabilité structurale, tant pour les nouveaux bâtiments que pour les rénovations. Ces dernières sont, surtout du fait des préoccupations croissantes en matière d’environnement, un pôle de croissance solide. Nous étudions les plans des architectes internes ou externes et analysons ensemble leur faisabilité. Essentiellement, nous fournissons une garantie de stabilité structurale après analyse préalable de tous les points faibles. Dès le stade de la première ébauche, nous attirons l’attention de l’architecte sur les éventuels points faibles de la structure portante, car ceux-ci pourraient ultérieurement remettre en cause l’entièreté du projet. »
Un soutien étayé dès le début
L’architecte et l’ingénieur suivent les travaux en étroite concertation dès le démarrage des chantiers, de façon à pouvoir rapidement faire des corrections ou obtenir des avis complémentaires. Pour le client, cette approche efficiente basée sur des études préliminaires approfondies réalisées dans notre département permet de réduire les coûts, vu que l’éventuel surcoût sera récupéré plus tard dans le coût total.
Transformation de bâtiments existants
La rénovation est une tendance qui s’accentue depuis quelques années. « La prolifération des zones bâties n’est plus de mise. Les démolitions totales et les nouvelles constructions sont de moins en moins fréquentes. Les propriétaires font de plus en plus souvent appel à nous pour donner une affectation plus flexible, ou totalement différente, à un bâtiment existant. La récente pandémie a encore renforcé cette tendance, comme on l’observe par exemple à Bruxelles : les employés travaillent plus souvent chez eux, ou dans un espace de travail flexible dans l’entreprise. On nous demande de plus en plus de vérifier que la structure d’un ancien bâtiment peut satisfaire à une demande de flexibilité accrue. L’aménagement doit pouvoir évoluer en même temps que les besoins. »
Les normes suivent l’esprit du temps
Les normes évoluent également de plus en plus vite, en raison non seulement de préoccupations environnementales accrues, mais aussi d’événements radicaux tels que les incendies ou les attaques terroristes à Bruxelles et Zaventem. « L’ingénierie des structures est de plus en plus sollicitée pour répondre à ces évolutions. Nous disposons de la force de frappe nécessaire pour exécuter les plus grands projets suivant les normes les plus récentes. »
La durabilité est là pour rester
Quelles autres tendances Robbe peut-il observer ? « Construire plus durable avec moins de matériaux, “durable” étant compris dans les deux sens du terme : une longue durée de vie et une faible empreinte carbone. Lorsque nous recherchons – souvent en collaboration avec le CSTC et différentes universités – des matériaux ayant une durée de vie plus longue ou répondant à un objectif architectural particulier, nous examinons toujours aussi leur impact écologique. »
Robbe cite comme exemple l’utilisation croissante du CLT (bois lamellé-croisé). « Le CLT convient surtout pour raccourcir le délai de construction ou rehausser un bâtiment existant. Pour une construction entière, le béton est plus adapté. La production du béton utilise d’ailleurs des procédés de plus en plus écologiques, avec des granulats recyclés ou des substituts aux types de ciments les plus néfastes pour le climat. »
Le boom du BIM
L’innovation est dans l’ADN de B2Ai architects. Le procédé intelligent BIM (Building Information Model), qui compile toutes les données et informations d’un projet de construction, en constitue un bon exemple. Ce procédé est chapeauté par un coordinateur BIM et chaque département, donc aussi celui d’ingénierie des structures, possède son propre développeur de procédé BIM. Le BIM génère tous les métrés et plans 2D/3D nécessaires, qui peuvent être visualisés et partagés de manière rapide, claire et organisée par tous les intéressés internes et externes, comme les ingénieurs, architectes, techniciens et entrepreneurs. Bref, le BIM permet d’accroître l’efficacité et la collaboration dans un projet de construction.
« Notre département excelle au niveau du BIM », affirme fièrement Robbe. « Grâce à notre collaboration avec d’autres bureaux d’étude et de conseil BIM, nous suivons de très près les dernières évolutions du BIM. Cela nous permet de prévoir plus facilement les difficultés et de mettre les structures au point à l’avance, dans leurs moindres détails. »